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Par : Pollux
Publié : 15 septembre

Problème urbain

La balade des chariots

Un phénomène existant depuis des années en France et autour du Centre Commercial Espace des Mureaux semble prendre de l’ampleur depuis le confinement. Les chariots disparaissent du parking des centres commerciaux pour se retrouver dans les rues et les halls d’immeubles, réduisant ainsi le nombre de chariots disponible pour les clients des supermarchés.

Le vol de charriots est peut-être un chose anodine mais pourtant cela existe. C’est même très courant dans les grandes surfaces de voir disparaître les chariots ou « caddies » en France. Et depuis la fin du confinement, les chariots fleurissent dans les rues des villes, comme aux Mureaux, car les personnes les ayant « empruntés » ne savent pas quoi en faire.
Pour information, le mot « Caddie » est un nom propre, déposé, enregistré et surprotégé depuis 1958.
En moyenne en France, un à deux chariots par jours se font dérober. Selon la Loi, le vol est un délit et il est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Vol ou emprunt

Il est possible ou envisageable de parler d’« emprunt » de chariot au lieu de « vol ». Cela arrive souvent que des personnes prennent un « caddie » pour faire leur courses et le ramènent jusqu’à chez eux, surtout si ces derniers habitent à côté du centre commercial. Il est, des fois, plus simple de faire ainsi, pour certaines personnes, que de sortir sa voiture pour se rendre au supermarché.
La subtilité entre « emprunt » et « vol » est que les personnes ramènent le chariot après l’utilisation...enfin dans le meilleur des cas et cela arrive plus souvent qu’on ne le croit.
Le chariot appartient au commerce qui l’a mis à disposition de ses clients. Le fait que certains gardent le chariot pour leur propre besoin alors que cet objet est, par définition, un bien utile à tous, provoque deux problèmes : la réduction du nombre de chariot à disposition et la colère des clients venant faire leur course.

Même si d’un point de vue la Loi, le fait de prendre un chariot et de le conserver, c’est effectivement du vol, il faut reconnaître que c’est pratique si la personne habite juste à côté. Cette pratique n’est pas très honnête sauf si la personne joue réellement le jeu et ramène le chariot sur le parking du centre commercial. D’ailleurs cela arrive de voir un chariot se balader seul sur le parking du Centre Commercial Espace loin des espaces qui leur sont réservés.

Phénomène pas récent

Ce phénomène n’est pas récent. Qui n’a jamais vu des gamins jouer avec un « caddie » ? Mais il semble prendre de l’ampleur. Aux Mureaux, par exemple, bien avant que le Centre Commercial Corail devienne le Centre Commercial ESPACE et que les Halles d’Auchan ouvrent, les chariots disparaissaient déjà. Mais le phénomène n’était pas aussi visible. Les clients ramenaient les chariots et, aussi, le responsable des Halles avaient installé des bloqueurs sur les roues. Les chariots ne pouvaient pas dépasser les limites du parking sans se retrouver bloqués.

Lorsque les Halles d’Auchan sont devenues le Supermarché Auchan en 2016, les chariots ont été remplacé et ces derniers n’avaient plus de bloqueurs. Les usagers de la méthode « je prend un chariot au lieu de ma voiture » ont recommencé.

Chariots abandonnés

Cependant, avec le confinement et les restrictions de déplacement, beaucoup de personnes ont également adopté cette méthode. Mais au lieu de ramener les chariots, ces personnes ont commencé à les laisser devant leurs immeubles, voire dans les halls de ces derniers. Ce phénomène a même fait apparaître, dans les halls d’une copropriété proche du centre commercial Espace, un petit mot disant de ne pas laisser les « caddies » dans le hall.

Cependant, les habitants croisent de plus en plus souvent de chariots abandonnés. Effectivement, des chariots ont été retrouvés rue Gabriel-Vilain, une rue loin du centre commercial. Mais d’autres sont retrouvés à côté des poubelles ou bien dans les encombrants du quartier Grand-Ouest qui est juste à côté du centre commercial.

Est-ce par fainéantise qu’ils n’ont pas été ramenés ? Ou, tout simplement, parce que ces personnes s’en moquent ? Ou encore est-ce le laisser aller ambiant à l’image des masques jetables qui se retrouvent sur les trottoirs ?
A l’opposé, il y a des personnes qui récupèrent ces chariots abandonnés et les ramènent, comme certains gardiens ou des habitants qui ne comprennent pas ce genre de comportement.

Comme il est dit plus haut dans l’article, ce phénomène n’est pas nouveau et il est commun à toute la France. Il est de plus en plus visible certes, même si les chariots, qui se baladent, ne se comptent pas par centaine mais plutôt par dizaine. Cependant il agace de plus en plus les habitants des immeubles se retrouvant nez à nez avec un chariot et les clients des supermarchés qui se retrouvent sans « caddies » pour faire leur course. Ces derniers ont une tendance à râler mais, ils le précisent eux-mêmes, ce n’est pas de la faute du commerçant si les chariots disparaissent.