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Publié : 15 janvier

Transport propre

Triel inaugure sa navette électrique

Ça roule pour Triel ! Depuis plusieurs semaines, tout semble aller pour la ville. Après la réussite du marché de Noël, le lancement du marché alimentaire sur les bords de Seine le samedi, un tout autre projet vient de voir le jour. En effet, Cédric Aoun, maire de Triel-sur-Seine, vient d’exaucer un de ses souhaits émis lors de sa campagne municipale de 2020 : la mise en place d’une navette électrique inter-quartiers. Du 14 au 26 janvier, les Triellois auront la possibilité de découvrir cette navette 100 % électrique et de se familiariser avec elle.

Elle est enfin là. La navette tant attendue par la Mairie, initialement prévue pour le mois de novembre, est arrivée ce mardi à Triel.

Un test dans l’espoir d’un service permanent

L’inauguration a eu lieu mercredi dernier, en fin de journée. Était présent, en plus de M. le maire, son adjoint Fabien Tanti en charge de la mobilité ayant joué un rôle important dans l’élaboration de ce projet. Serge Amabile, directeur commercial et marketing Bluebus, était également présent pour cet événement tout comme la députée des Yvelines, Michèle de Vaucouleurs. La phase de test s’étendra jusqu’à fin janvier avant une navette définitive espérée pour le printemps.

Une navette pour une meilleure mobilité à Triel

Comme l’a déclaré à maintes reprises M. Aoun, le manque criant d’accessibilité au centre-ville pour certains résidents triellois sautait aux yeux. La mission principale de cette navette sera de remédier à cette carence. Elle desservira trois quartiers principaux via trois circuits : le circuit des Châtelaines (circuit A), celui de Triel Sud (circuit B) et le circuit de l’Hautil (circuit C) avec un point de départ commun aux trois : le Quai Auguste Roy. La navette d’une longueur de 6 mètres et d’une capacité de 22 places (11 assisses, 10 debout et une place PMR), circulera, durant la période d’essai entre 6 h 45 et 10 h 30 et de 17 h à 19 h 30.

Le but de cette initiative est de pouvoir revitaliser le centre-ville ; c’est l’un des objectifs phares de Cédric Aoun, comme l’explique sa directrice de cabinet, Mme Jollivet. Ce nouveau moyen de transport devrait permettre aux habitants des différents quartiers desservis par la navette de pouvoir rallier le centre-ville plus facilement. La gare sera un arrêt desservi par les trois circuits également.

Cette étude, fruit de long mois de travaux et de réflexions, a abouti au test de ce Bluebus, développé par la société Blue Solutions, appartenant au groupe Bolloré. Le minibus fonctionnera avec une batterie 100 % électrique, recyclable sans solvant ni cobalt, afin de réduire au maximum les gaz à effets de serre comme l’a expliqué Cédric Aoun lors de la présentation de cette navette, le mercredi 13 janvier.

L’application Zenbus pour localiser la navette

Pour une meilleure utilisation, l’application Zenbus, téléchargeable sur l’App Store et Google Play, permettra aux utilisateurs de pouvoir géolocaliser la navette en temps réel. Elle donnera accès, en ligne, aux horaires des trois circuits. Pour les administrateurs, cette application permettra d’évaluer, durant cette phase initiale, différentes données telles que le taux de charge de la navette et le nombre de personnes à chaque arrêt, grâce à des données transmises à la société en charge de la navette.

Une consultation citoyenne au mois de septembre

Le 19 septembre 2020, la Ville a lancé un appel aux Triellois. Ils étaient invités à se prononcer sur ce projet. Durant cette journée, au Chalet des Créateurs en Seine, un questionnaire leur était proposé, afin de permettre à la municipalité de mieux cibler les attentes pour ce projet. Une proportion n’est pas anecdotique pour une ville comme Triel : 15 % des habitants se sont exprimés et ont émis leurs volontés.

« Suite à cette collaboration, les périmètres d’action de la future navette ont pu être décidés afin de répondre, à la fois, aux volontés des Triellois tout en veillant aux difficultés, obstacles géographiques, auxquels Triel est soumis. », explique M. Tanti, contacté par la rédaction du Journal des Deux Rives à propos des zones de déploiement de la navette. C’est donc un projet élaboré en étroite concertation avec les Triellois. M. Aoun a d’ailleurs insisté sur ces consultations citoyennes décrites comme « au cœur du mandat » de l’équipe municipale. Une autre consultation citoyenne portant sur la question de l’urbanisme est, d’ailleurs, prévue par la Mairie dans les semaines ou mois à venir.

Un projet salué mais posant aussi des questions

Cette initiative fait donc la quasi-unanimité au sein de la population locale. Les Triellois, ayant largement répondu à l’appel, accueillent cette nouvelle navette de manière globalement positive. Quelques zones d’incertitudes peuvent toutefois demeurer. Premièrement sur le prix de ce grand projet à l’échelle de la ville, dont la Mairie n’a pas été très communicante sur ce sujet, comme le note Sophie Kérignard, conseillère municipale d’opposition : «  On peut se poser quelques questions notamment sur les coûts engendrés sur le long terme par cette navette. Notamment au niveau de la batterie. Cette dernière devant être changée tous les quatre ans. La question des amortisseurs du minibus pouvant s’user assez rapidement est aussi à prendre en compte sans oublier le coût pour la Ville d’employer un chauffeur à temps plein quand la phase définitive de cette navette commencera  ». Le silence de la Mairie sur les moyens d’investissements ainsi que sur les subventions perçues à l’occasion de ce projet est regrettable pour Mme Kérignard, candidate sans succès au second tour des municipales de 2020 face à Cédric Aoun.

De plus, certains Triellois se sont montrés inquiets, sur les réseaux sociaux, d’un potentiel endettement de la Ville et des conséquences de cette navette sur les impôts des Triellois. Sur ce point, M. Aoun s’est montré rassurant lors d’un Facebook Live organisé par la Mairie, le mercredi soir juste après l’inauguration. Il a certifié que la Ville n’était pas endettée et que ce nouveau service ne fera pas augmenter les impôts des Triellois.

Reste à voir ce que ce projet donnera. La navette a deux semaines pour faire ces preuves. Une réunion publique destinée aux Triellois devrait se tenir au mois de février pour faire un premier bilan de cette phase d’expérimentation. Celui-ci devrait permettre de déceler les points positifs et négatifs et de réduire les difficultés éventuellement rencontrées par la navette et ses usagers.

La navette est disponible depuis le jeudi 14 janvier. Libre à vous de la tester et de juger ce moyen de transport comme bon vous semble !