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Publié : 1er février

Environnement/Vexin

Cédric Guillaume : « Juziers devrait être la porte d’entrée de la citadelle naturelle du Vexin »

La ville de Juziers traverse également une flambée de constructions qui a bouleversé la physionomie urbaine et est devenu un enjeu municipal pour les années à venir.

Cédric Guillaume est un élu heureux car il rempli sa joie professionnelle (cadre au ministère de la culture) avec une mission d’élu de la République depuis 2014. Dans ce contexte, il a bataillé depuis quelques années pour contrer le projet Calcia dans le Vexin français. On avait rencontré M. Guillaume au mois de novembre 2020, lors qu’une cinquantaine de personnes avaient répondu à l’appel du Collectif Sans Fin (C100fin) pour fêter l’abandon du projet, à la ferme Saint-Laurent à Brueil-en-Vexin. Il s’agissait d’une extension des carrières Calcia (Zone 109) dans le Parc du Vexin et afin de souligner les attentes pour la reconversion du site et de ses employés. « C’est une victoire d’étape » a analysé M. Guillaume lors de notre entretien le 13 janvier 2021.

Une convergence de phénomènes a provoqué cet abandon. L’assemblée de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise s’était déjà prononcé officiellement contre ce projet ; plus de 40 maires et certains députés se sont joints à ce mouvement de protestation de notables «  hostiles à ce projet d’un autre âge !  » En outre, un collectif, C100fin, a pris le relais et a démontré l’engagement et la détermination des habitants, quelque soit leurs origines, pour combattre ce projet. Et M. Guillaume de faire la synthèse : «  après de longues années de lutte, la raison l’a donc emporté et l’engagement de l’ensemble des acteurs… C’est à l’État de tirer les conclusions qui s’imposent en annulant la Déclaration d’utilité publique ! »
Cela dit, le contentieux juridique continue et M. Guillaume a fait adopter une décision importante au Bureau municipal de la commune de Juziers : «  [sa] commune a rejoint les autres communes qui se battent juridiquement contre le projet Calcia  ». Justement, c’était le point de friction avec l’ancien maire de la ville qui n’avait pas été sensible aux arguments avancés par les habitants depuis quelques années.

Fervent défenseur de la préservation architecturale des villages et bourgs de la Vallée de la Seine et du Vexin, M. Guillaume considère que l’atout écologique et environnementale de cette vaste zone se résume en une seule idée : c’est un des poumons de la région Île-de-France ! Pour lui, il faut « réhabiliter, préserver, consolider  » ce capital naturel qui s’articuler autour de la nature, l’architecture du patrimoine bâti et un certain savoir-faire. Certainement, des aménageurs et promoteurs convoitisent ces gisements fonciers pour des opérations immobilières et des ZAC à des fins économiques. C’est justement « le moment et le lieu d’un combat à venir », notamment « contre la vague de béton qui a envahi les villages et villes comme Juziers. »

Actif au sein du bureau exécutif du Parc naturel régional du Vexin français, PNRVF, M. Guillaume a introduit une dose de pugnacité dans le fonctionnement de cette « citadelle naturelle à protéger ». Certes, un nouveau exécutif a pris de court les vieux caciques du PNRVF, suite aux élections municipales de 2020. M. Guillaume s’occupe beaucoup de l’aménagement et du patrimoine dans la commission ad-hoc.

A cet effet, la mobilité et l’accès à des moyens de transport est une question essentielle pour les élus de cette commission et au-delà de Grand Paris Seine & Oise. « C’est un défi constant car on est oublié par les réseaux de transport en commun (Bus et SNCF)  » a‑t-il souligné lorsque l’on évoque la rive droite de la Vallée de la Seine. Alors imaginez-vous l’accès en transports en commun pour le cœur du Vexin ? Dans une récente intervention(1) au conseil communautaire Grand Paris Seine & Oise, il a « appelé publiquement l’attention du président de GPS&O et de celle du président du Conseil départemental [NDLR : Pierre Bédier] sur les conditions de transport déplorables, en termes de temps de trajet, que connaissent les utilisateurs de la ligne SNCF J6, ligne empruntée par les Juzierois pour se rendre à Paris — et sur la nécessité d’impliquer GPS&O dans un travail collaboratif avec la SNCF afin de mettre en place une desserte raisonnée des gares de la ligne J6. »

Voilà un jeune élu qui a une ligne directrice et sait où il faut s’adresser pour faire bouger les dossiers inextricables dans le Vexin et dans Grand Paris Seine & Oise.

Post-scriptum

Note :
1. Conseil communautaire du 24 septembre 2020.