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Publié : 19 février

Collecte des déchets de GPS&O

L’organisation de la collecte et de la gestion des déchets et après ?

La réflexion ci-dessous montre la possibilité de sortir du désastre GPS&O par un changement de mode de production et de consommation en s’appuyant sur l’exemple triellois.

Nous l’avons tous vu, dans les journaux, sur les réseaux sociaux, en discutant avec les voisins, la famille etc., la nouvelle organisation de la collecte des déchets de nos poubelles ne convient qu’à très peu de personnes.

Les résultats de la nouvelle organisation

Suite au changement de l’horaire du ramassage, la beauté du paysage naturel et urbain de Triel est altérée ; il est devenu moins harmonieux, pour ne pas dire immonde, si vous permettez cette expression.

Les nouveaux horaires, la réduction du nombre de passages annuels, les zones et le croisement d’un nombre incroyable de critères ont plus été imposés que conçus en bonne intelligence avec ceux qui sont directement concernés : les habitants, les sociétés de collecte et de tri des déchets ainsi que les mairies. Notamment, les éboueurs, eux-mêmes, n’y comprennent plus rien avec ces histoires de quartiers résidentiels, de couleurs etc. Cela montre bien que cela a été imposé purement et simplement.

Un objectif louable de la communauté urbaine GPS&O, mais une action décidée avec latéralisme

Ainsi, aujourd’hui, nous nous retrouvons en pleine journée avec une ribambelle de poubelles de toutes tailles, avec de l’embonpoint ou non, celles-ci bien alignées le long des rues trielloises.

Après avoir tergiversé, passons à des choses un peu plus concrètes, qui nous concernent tous et toutes. Cette nouvelle organisation a un but louable : réduire le volume des déchets. Cependant, pour arriver à cet objectif, GPS&O a choisi une méthode peu efficace : décider unilatéralement. Or, tous seraient d’accord pour accepter de réduire, voire à terme, supprimer tous les déchets, emballages inutiles ou superflus.

Si nous voulons arriver, à terme, à supprimer tous les déchets collectivement, il va falloir évoluer dans nos manières de vivre et, de facto, d’acheter ; certains le veulent, et, pour diverses raisons, ne peuvent pas le faire par manque de temps, manque d’argent, manque de motivation ou de nombreuses autres raisons. Ne prétendant absolument pas connaître la solution de ce problème de poubelles, je préfère le tourner en quelque chose de positif qui pourrait nous aider, tous et toutes.

Sortir par le haut

Je me permets seulement de donner mon point de vue sur la situation et de ne pas penser à court terme, mais d’avoir une vision à plus long terme(1). Ceci est le fruit d’une réflexion et de la mise en relation d’une multiplicité d’idées que j’ai rassemblées et imbriquées de telle sorte que cela donne un modèle fonctionnel et bénéfique à chacun des individus et également à la communauté, sociale et économique. Partant de ces différents problèmes soulevés, il se trouve que nous disposons déjà de la solution. Certaines personnes et/ou entreprises ont déjà pris les devants, que ce soit à Triel ou ailleurs. Nous devons ainsi commencer ou continuer à nous en inspirer.

D’ailleurs, si cela a été adopté, c’est bien parce que c’est bénéfique à tout le monde ! C’est pourquoi, pour réduire les déchets inutiles, nous devons déjà nous interroger sur ceux qui sont présents à la maison, au travail ou n’importe où. Ensuite trouver une solution, et il y en a toujours une : la substitution, l’amélioration, la suppression… Ainsi, nous pouvons initier une évolution en partant d’un changement de comportement de deux agents économiques : — Que les producteurs ou les entreprises s’engagent à fournir des produits, des biens avec des emballages strictement nécessaires à leur qualité. Il faut aussi des services n’utilisant que des emballages réellement nécessaires à leur qualité. — Que les consommateurs s’engagent à consommer localement et acheter des biens sans emballage ou avec l’emballage nécessaire. Ces biens pourraient, peut-être, être conçus via des discussions, des enquêtes afin de connaître les attentes, les souhaits, les goûts quant aux produits dont les clients auraient besoin. Afin d’illustrer mon propos sur cette perspective d’évolution à long terme, parmi légion d’exemples présents dans le monde, j’ai choisi nos torréfacteurs triellois, Pfaff : ils proposent du savon solide fait à partir de marc de café.

Le cas de Triel dans l’évolution positive suggérée

Le lien social et économique, tout simplement humain, recréé permettra de d’accompagner la renaissance du rayonnement culturel de notre chère et tendre Treola(2). Tout un chacun sait ou peut arriver à percevoir, grâce à toutes ses caractéristiques (son histoire, son architecture, ses monuments, sa population, etc.), tout le rayonnement que Triel pourrait retrouver. Grâce à ses habitants, ses commerçants et tous les individus qui y passent du temps, notre ville a la possibilité de consolider ses fondations de ville culturelle, sportive, soudée, accueillant tout un chacun, peu importe ses sensibilités. En bref, une ville qui compose avec tout le monde.

Reste à savoir si ces alignements harmonieux perdureront encore longtemps ou viendront à disparaître. Des améliorations pourraient résulter de discussions entre la Mairie et GPS&O, aboutissant à des enquêtes, des questionnaires. En effet, c’est la diversité qui fait force et nous permet d’avancer !

Post-scriptum

Notes

1. Des exemples de produits sans emballages, réutilisables, rechargeables viennent-ils à votre esprit ? Si c’est le cas, vous pouvez être fier de vous et si vous en utilisez, c’est moi qui serais fier de vous.

2. Au fil des temps, les noms de villes changent ; nous pourrions dire qu’elles vivent à travers nous. Ainsi, dans les premières décennies du IXe siècle, il fallait plutôt opter pour Treola si l’on voulait se rendre à Triel !