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Publié : 31 mars

Forêt et environnement

Forêt de Verneuil : massacre à la tronçonneuse

Coupes d’arbres multi-critères, un peu comme le contournement de Vernouillet-Verneuil-sur-Seine qui passe par là, comme c’est étrange. Dans ce billet d’humeur, Alain Lafon exprime un sentiment partagé par une large majorité de la population.

« Abattre des châtaigniers atteints par l’encre du châtaigner, un champignon mortel est l’alibi des autorités chargées de la gestion de la forêt de Verneuil-sur-Seine. Certes, la maladie de l’encre a affecté la forêt de l’Hautil et tout le monde s’interroge sur la suite à donner à ce fléau des arbres.
Cela étant dit, pour arriver à cette fin, il faut également abattre des arbres dangereux pour les promeneurs : malades, morts ou risquant de tomber sur les chemins.
En troisième lieu, comment faire pour abattre des arbres morts de sécheresse ?

Pour les châtaigniers, les plus beaux sujets sont situés sur la butte de Marsinval, à bonne distance, sans continuité forestière… n’est-ce pas ? Il est certain que, pour les arbres dangereux, même un promeneur néophyte peut constater qu’un chêne centenaire en bonne santé, bien équilibré, le pied sain, ne risque pas de tomber brutalement. Pour la sécheresse dans la parcelle au nord de la RD 154, sol sablonneux, on pourrait s’interroger sur deux coupures de fils d’eau à la suite de travaux sur la future déviation de la RD 154.

On peut imaginer la course effrénée contre la montre : la construction d’une artère d’alimentation électrique (fait) le long de la RD 154 entre les Mureaux et Verneuil-sur-Seine. Ensuite, la création d’un rond-point au carrefour du chemin rouge avec rétention d’eau côté sud et dépérissement rapide au nord (fait). La sécheresse n’est peut-être pas la seule raison…

Massacre à la tronçonneuse par le bûcheron, l’ONF, l’AEV et la région Île-de-France est une réalité. Des réunions de concertation avec usagers et riverains ont peut-être été organisées, mais sans excès de publicité. Mesdames et messieurs les experts pourraient utilement se dire que depuis des siècles les habitants de Verneuil-sur-Seine s’intéressent à leur bois.
L’histoire nous apprend que les habitants se sont battus pendant des siècles pour faire reconnaître leurs droits de libre pâture dans les espaces boisés. D’âmes les terres fertiles étaient réservées à la culture des céréales. La vigne était cantonnée aux coteaux arides sous peine d’arrachage. Il ne restait que les sous-bois pour nourrir leur faible cheptel.

Dans les années 1970, les habitants ont occupé les bois pour empêcher leur destruction pour réaliser le programme immobilier des « Clairières II »… Cela a marqué l’imaginaire collective. Enfin, mesdames et messieurs les experts pourraient utilement imaginer que la population abrite des propriétaires forestiers, voire, rêvons un peu, des professionnels de la forêt. Cessez s’il vous plaît de prendre les habitants pour des benêts.
Pour l’avenir, n’importe quel « banlieusard » peut constater quand un travail a été bâclé. J’inviterai mesdames et messieurs les décideurs à aller visiter la forêt « urbaine » du domaine national de Saint-Cloud pour voir comment on peut exploiter une forêt en respectant les « usagers ».
Quand un travail n’est ni fait, ni à faire, la responsabilité du propriétaire, de son expert et celle de ses intervenants peut être recherchée. Je vous met au défi de démontrer que le travail a été effectué dans les règles de l’art.
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