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Publié : 8 juin

Urbanisme

La maire de Chanteloup relance l’urbanisation des coteaux

A Chanteloup, le 7 juin, un collectif s’est réuni pour échanger et s’organiser afin de contrer l’urbanisation des coteaux, lancée par la maire de Chanteloup-les-Vignes. Lucien Ferrier, membre du collectif s’oppose à l’urbanisation rampante sur ces coteaux et a mis en garde Mme Arenou, maire de la commune et conseillère départementale des Yvelines. Il s’agit d’une construction de 25 maisons individuelles sur 1,7 hectares.

Depuis la dernière réunion du conseil municipal, le 2 juin 2021, tout le haut de Chanteloup-les-Vignes est en émoi car les cartes ont été mises sur la table : Mme Catherine Arenou a décidé de déclasser la sente communale numéro 22, première étape qui permettrait aux promoteurs éventuels de procéder à une urbanisation en bonne et due forme de cette partie pittoresque du haut de Chanteloup. «  Il s’agit ni plus ni moins d’un saccage des coteaux », a expliqué un membre du collectif.

Une enquête publique est actuellement en cours pour déclasser la sente des Guédrus. Certes, certaines parcelles appartiennent à l’Établissement public foncier de la Région Île-de-France (EPFIF), mais d’autres sont la propriété de riverains présents qui ne souhaitent pas être «  achetés  » ou préemptés par la puissance publique. Ensuite, selon l’opposition au sein du conseil municipal, le zonage, dans le cadre d’une modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), pourrait être modifié afin de rendre la zone en question complétement constructible car ce site, ayant une superficie de 1,7 hectares, est convoité par des promoteurs et constructeurs de tous horizons.

Aussitôt l’information connue, un collectif de riverains a été réuni le 7 juin, sous le soleil mélancolique de la fin de journée. Environ quarante personnes ont pris part aux débats et une série de questions a été préparée pour la réunion avec le maire, le 11 juin. Même un adjoint au maire fait partie de ce collectif de riverains qui n’entend pas laisser les coteaux aux mains de bétonneurs.

En réalité, c’est un vieux débat qui revient sans cesse : la pression foncière et immobilière pousse à urbaniser des sites remarquables et précieux pour la biodiversité et le bien commun(1). Déjà en 2010 et 2011, l’urbanisation voulue par la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine avait préparé un plan de bétonnage à Andrésy, à Chanteloup et à Triel-sur-Seine, en utilisant le gisement foncier des coteaux. Des débats citoyens et des consultations de la population ont conduit à un arrêt de ces tentatives. A nouveau, Mme Arenou et la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise remettent le dossier sur la place publique.

Selon Lucien Ferrier, un fervent défenseur de la flore et la faune, les riverains «  sont excédés par les coups bas de la mairie ». Déclasser la sente revient à faire sauter le verrou qui évite l’urbanisation de ces précieux coteaux. La maire, Mme Arenou, « méconnaît la réalité du terrain et elle va tout foutre en l’air », s’est exclamé M. Ferrier.

Après quelques échanges improvisés, une présentation de synthèse a permis au public présent de se faire une idée de l’action qui se prépare pour contrer les projets des bétonneurs. En outre, à chacun a été assigné une tâche précise et avec détermination, Lucien Ferrier a commenté : « Mme Arenou voulait la guerre ; très bien, la guerre a été déclarée !  » La réaction de la mairie aux sollicitations de la rédaction, avant la publication de cet article, tarde à venir.

Photoreportage



Post-scriptum

Note

1. « L’urbanisation dans la CA2RS contestée », Journal des 2 Rives, septembre-octobre 2011, page 5