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Publié : 15 juillet

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La métropole du Grand Paris projette un réseau de 200 kilomètres de pistes cyclables à court terme

La métropole du Grand Paris, présidée par Patrick Ollier a présenté son plan vélo, voté le 9 juillet 2021 par le conseil métropolitain. Il est constitué de 8 axes de pistes cyclables traversant la métropole avec un budget de 10 millions d’euros par an.

Un développement rapide d’ici à 2030

La métropole du Grand Paris tente d’intégrer le vélo à la circulation du territoire en se basant sur une estimation du Plan Climat Air Énergie Métropolitain (PCAEM) : près de la moitié des trajets en voiture sur le territoire de la métropole font moins de trois kilomètres. L’objectif est donc d’inciter les habitants à utiliser le vélo pour ces trajets en construisant des équipements sécurisés. La métropole souhaite à l’horizon 2030 que les déplacements à vélo soient multipliés par trois. Pour ce faire, elle propose 8 axes de pistes cyclables en continue, afin de créer un véritable réseau pour les vélos sur 200 kilomètres en y consacrant un budget de 10 millions d’euros par an jusqu’en 2026.

Si pour Louis Belenfant, le directeur du Collectif Vélo Ile de France, la métropole du Grand Paris est en retard sur la question des vélos, ce retard est rattrapable. C’est par ailleurs semble-t-il la volonté de la métropole qui cherche à mettre en place ces axes le plus rapidement possible. Avec 40 % des aménagements cyclables déjà réalisés, et une approche que Jacques Baudrier, conseiller métropolitain délégué au déploiement des pistes cyclables, qualifie de « pragmatisme budgétaire », l’objectif est que la majeure partie de ce projet soit réalisée dans les 6 ans à venir.

Un projet construit en collaboration

Pour construire ce plan vélo, la métropole explique avoir travaillé avec les 65 maires concernés par le projet, sans quoi la continuité du réseau cyclable n’aurait pas été garantie. Par ailleurs, les associations ont également collaboré au projet, notamment par l’intermédiaire du collectif Vélo Ile de France qui regroupe de nombreuses associations et qui a suivi l’ensemble des démarches du plan. Pour Jacques Baudrier, la réussite du projet tient en la mobilisation des différents acteurs et seul ce travail collaboratif permet une harmonisation et une continuité dans le réseau.
Pour la suite, il est prévu que la collaboration continue d’être au cœur du processus en travaillant par « comité d’axe ». Ces comités vont permettre de réunir tous les acteurs concernés pour chaque ligne du plan vélo, des maires au département, en passant par la région et les associations.

Si le réseau prévu par la métropole qui va s’inscrire en complémentarité avec le futur RER Vélo est une avancée pour la pratique sécurisée du vélo en Ile De France, il s’arrête à l’ouest, à Rueil Malmaison, la limite de la métropole du Grand Paris. Pour le nord-est des Yvelines, il va falloir compter sur la mise en place du RER Vélo pour des aménagements de grande ampleur. Pourtant, on peut noter de nombreuses situations à risques qui rendent difficile la pratique du vélo. En effet, l’association Un Vélo Qui Roule de Maurecourt a recensé dans la région les différents « points noirs » des pistes cyclables. Cette liste souligne les passages dangereux pour les cyclistes, souvent liés aux nombreuses interruptions des pistes cyclables et à des aménagements non sécurisés.