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Par : Pollux
Publié : 9 août

Réchauffement climatique

Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat a rendu sa copie et elle n’est pas bonne

Ce lundi 9 août 2021, la première partie du 6ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat ou GIEC, a été dévoilée. Ces conclusions ne sont pas bonnes et montrent une accélération du régalement du climat. L’objectif de ne pas dépasser une hausse de 1,5°C d’ici la fin du siècle semble utopique, même impossible.

La première partie du 6ème rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat remet en cause le précédent qui n’a seulement que trois ans.
Il point le fait que l’objectif de ne pas dépasser le 1,5 °C de réchauffement d’ici à la fin du siècle ne peut pas être atteint. Il y a une accélération du changement climatique et une augmentation des gaz à effet de serre.

Le seuil de +1,5°C ?

Dans tous les scénarios envisagés par le rapport, la température mondiale devrait atteindre +1,5°C voire même +1,6°C autour de 2030. Ce seuil de +1,5°C était une des limites clé de l’Accord de Paris.

Saturation en CO2

Selon le rapport, depuis 1960, les forêts, les sols et les océans auraient absorbé 56% du CO2 émis dans l’atmosphère par les activités humaines. Cette aide naturelle contre le changement climatique semble montrer des signes de saturation. Cette absorption naturelle va diminuer au cours du siècle.

La montée des niveaux des mers

Le niveau des mers et des océans a augmenté d’environ 20 cm depuis 1900, et le rythme, selon le rapport, de cette hausse a triplé ces dix dernières années sous l’influence grandissante de la fonte des calottes glaciaires. Les océans pourraient gagner environ 50 cm au XXIe siècle et cette hausse pourrait atteindre près de 2 mètres d’ici 2300. C’est deux fois plus que l’estimation faite par le GIEC en 2019. Dans le scénario du pire, les experts ne peuvent pas exclure une augmentation de 2 m d’ici 2100.

Gaz à effet de serre : le méthane pointé du doigt

Le GIEC souligne que le méthane prend de plus en plus de place. « Si les émissions de CH4 (méthane), deuxième gaz à effet de serre le plus important après le CO2, ne sont pas réduites, cela pourrait saper les objectifs de l’Accord de Paris. »
Les concentrations de CH4 dans l’atmosphère dans l’atmosphère sont à leur plus haut depuis 800.000 ans.

La fonte des glaces

En Arctique, la température moyenne des jours les plus froids devrait augmenter trois fois plus vite que le réchauffement mondial. Et si le niveau de la mer monte partout, il pourrait gagner jusqu’à 20% de plus que la moyenne sur de nombreux littoraux.

Le cas du Gulf stream

La « circulation méridienne de retournement atlantique » ou AMOC, est un système complexe de courants océaniques qui permettent de réguler la chaleur entre les tropiques et l’hémisphère nord et ce dernier se ralentit. C’est une tendance qui va se poursuivre pendant tout le siècle. Le Gulf Stream est l’un des plus important courant océanique, et, selon le rapport, il serait quasiment à l’arrêt.
Ce dérèglement pourrait qui entrainerait des hivers plus durs en Europe et une perturbation des moussons en Afrique et en Asie.

Ces quelques points montrent que ce rapport fait un constat assez négatif de l’évolution et du dérèglement climatique, dont le principal fautif est l’Homme et ses activités.