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Publié : 31 août

Hommage

Disparition d’Amour Quijoux, un élu de son temps

Le 24 août, le décès de M. Amour Quijoux a frappé les esprits à Triel. Le « commandeur » de Triel durant douze ans avait marqué son temps avec des innovations dans sa ville d’adoption. Une cérémonie a eu lieu le mardi 31 août à 10 heures 30 à l’Église Saint-Martin de Triel-sur-Seine pour la bénédiction des obsèques.

Élu à la tête de la ville de Triel-sur-Seine en 1989, M. Amour Quijoux était un maire tout terrain avant la lettre. Il avait milité pour la fermeture de la décharge et l’avait obtenue le 31 mars 1990. Pierre Cardo ancien député-maire de la ville voisine le connaissait très bien. Il y avait une sorte de connivence personnelle et politique. D’abord, sur le plan personnel, « Amour Quijoux était un ami et avait un caractère trempé  », a commenté Pierre Cardo. « Il s’est battu pour et avec sa ville », a continué l’ancien député. « Il sortait de l’ordinaire car sa connaissance du terrain  » lui permettait de se confronter à toute idée « mal conçue » en provenance d’en haut. Il y avait, chez lui, une sorte de méfiance vis-à-vis des « intellectuels ».

La ville de Triel lui doit plusieurs équipements et projets qui marqueront le temps de ses habitants pendant une génération entière : la restructuration du centre-ville avec l’arrivée d’un supérette (ATAC, devenue Simple Market et puis Auchan Market), la construction du groupe scolaire Jean de la Fontaine, la réalisation de l’espace Rémi-Barrat, l’ouverture de la bibliothèque à l’Espace Senet, la rénovation du Cosec, la construction de nouveaux équipements sportifs à l’Espace Gaston de Chirac, la création du Théâtre Octave-Mirbeau et du Parc aux Etoiles…

Son successeur, Jean-Pierre Houllemare (de 2001 à 2008), ne se trompe pas en faisant un éloge de lui sur Facebook : « [On apprend] le départ d’un « commandeur » qui savait aussi être très humain. Je salue la disparition d’un maire entreprenant, dynamique, bâtisseur et amoureux de sa ville d’adoption, puisque son enfance était ancrée dans le Cotentin. Amateur de pêche et de noble art, Amour Quijoux était un battant et je garde le meilleur souvenir de nos échanges, souvent « musclés » et toujours respectueux. C’est un maire exemplaire qui nous quitte après avoir tant donné pour sa commune, lui qui dormait peu et avait toujours une nouvelle idée pour faire avancer les projets. »

Philippe Tautou, ancien maire de Verneuil-sur-Seine, ancien conseiller général du Canton de Triel et ancien président de l’intercommunalité Grand Paris Seine & Oise s’était appuyé sur lui pour mener une politique considérée de droite classique. C’était le temps du RPR où tout maire avait une marge de manœuvre plus grande qu’aujourd’hui. Pour M. Tautou, « [M. Amour Quijoux] était un maire qui ne craignait pas d’innover, d’inventer, de bâtir. Il avait compris qu’une ville qui n’avance pas est une ville en déclin. »

En somme, Amour Quijoux avait transformé sa ville d’un point de vue urbanistique et lui avait donné un double élan, social et économique, en s’appuyant sur une majorité d’habitants acquise à sa vision de la ville, sans négliger l’appui politique en place. En somme, il était un maire d’une autre époque que celle d’aujourd’hui où règne la confusion.