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Publié : 2 mars

Contestation aménagement

Des associations contestent les projets d’aménagement de la Confluence

Vendredi 25 février, s’est tenu une conférence de presse pour exposer les points de vue des associations(1) contre le projet d’installation de la plate-forme portuaire porté par PSMO.

Lancé en 2016, le projet de la plate-forme portuaire de la Confluence est un projet qui entre dans les perspectives du Canal Seine-Nord Europe. C’est l’aménagement d’une plateforme multimodale installée entre Achères et Conflans utilisant les voies fluviales. Le projet portuaire, porté par Port Seine- Métropole Ouest (PSMO), se réalise parallèlement à des projets routiers, tels que le pont d’Achères et l’A104 bis, portés par le Département des Yvelines. Ces deux projets, bien que distincts, s’alimentent pour aménager et urbaniser près de 100 hectares comportant une riche biodiversité.

Ce projet est considéré comme une catastrophe écologique par ces associations et manque de mesures accompagnant la transition écologique. A de nombreuses reprises, les associations ont formulé des propositions pour éviter le désastre tout en préservant le projet qui est déclaré d’Utilité Publique par le préfet. Face à la non prise en compte de leurs requêtes, les associations décident de s’unir et de porter des recours au tribunal de Versailles. Leur souhait est l’arrêt des projets, qui ont pour l’heure pas encore commencé. La nature et le déroulement de cette union est déjà expliqué au sein du journal (Article référent).

Les arguments contre le projet

La déclaration d’Utilité Publique mentionne trois arguments : le rapport modal dans lequel le projet utilise la voie fluviale et la voie ferroviaire, la préparation d’une logistique pour le Grand Paris et la création d’une confluence locale. En réponse à ses arguments, les associations au travers du porte-voix qu’est M. Anthony Effroy répondent qu’il n’y a aucune mention de l’utilisation de la voie de chemin de fer dans le développement du projet. Ce qui, à l’avenir, amène donc à la création de projets routiers, tels que ceux proposés par le Département, pour transporter les marchandises du port vers l’extérieur. Ce projet portuaire doit voir le jour pour 2035 alors que le Grand Paris est inauguré pour 2030, ainsi il n’y a pas de logistique à ce but.

M. Effroy souhaite insister sur le fait que ces projets se justifient les uns avec les autres, car lorsque le projet portuaire sera construit, les projets routiers se verront justifier pour la nécessité du transport des marchandises. C’est apport va augmenter le trafic routier dans la localité. De plus, les projets compensatoires ne sont pas proportionnels à la destruction environnementale et non réalisable, car le calendrier avancé laisse peu de temps aux espèces de s’adapter et changer de milieu. Le projet portuaire va également créer une obstruction dans le fleuve et les mesures qui s’appliquent, correspondant aux zones d’accueils, ne sont pas applicables dans cette zone. Les associations réalisent que le projet fait face à un désastre écologique et à des répercussions sur les citoyens.

Dans le cas où le tribunal de Versailles rejette leur demande, les associations expriment leur volonté de poursuivre devant la Cour d’Appel et le Conseil d’État. Ces recours ont aussi l’avantage de ralentir l’avancé du projet, « nous jouons la carte du temps » expliquent les associations. C’est une guerre ouverte qui est déclarée à ce jour contre le projet portuaire.

Post-scriptum

Note

1. Rives de Seine Nature Environnement, Non au Pont d’Achères, C.O.P.R.A 184, ADIV Environnement, Construire Ensemble Andrésy Solidaire, Triel Environnement, Comité du Quartier de l’Oise