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Publié : 5 juillet

Conflit politique

Des marcheurs LREM évincés par le maire de Conflans-Sainte-Honorine

Suite logique de la campagne législative dans la 7e circonscription : le 4 juillet, le maire Laurent Brosse a démis de leurs fonctions d’adjoints Mickaël Littière et Youssef Meniar, en soulignant que « des élus municipaux ne peuvent pas aller contre [le] camp » du maire.

Le soir même de la victoire de la candidate LREM-Ensemble, Nadia Hai dans la 7e circonscription des Yvelines, les huit marcheurs, membres de la majorité municipale à Conflans-Sainte-Honorine, ne se faisaient pas d’illusions : le maire Les Républicains (LR), Laurent Brosse, qui était candidat à la députation et ne s’était pas qualifié pour le deuxième tour, prendrait des mesures de représailles dans les semaines à venir.

Effectivement, Laurent Brosse a décidé, le 27 juin, par arrêté municipal d’enlever les délégations de MM. Littière (sécurité) et Meniar (finances). Dans la foulée, au conseil municipal du 4 juillet, il a fait adopter la délibération qui a retiré ces deux délégations. En outre, les huit marcheurs qui avaient accompagné Laurent Brosse dans la marche à la victoire de 2020 sont obligés de constituer un groupe à part.

Pour M. Littière, les raisons de cette décision n’ont rien à voir avec la politique locale ; les tergiversations du maire en termes politiques, depuis deux ans, n’ont pas coïncidé avec le sentier des huit marcheurs. Avec des exemples, M. Littière a décrit les vicissitudes politiques de M. Brosse : avec le président Macron, avec le parti de M. Philippe (Horizons) et, enfin, son retour avec Mme Pécresse (LR).

Certes, l’histoire politique locale se complexifie car la droite yvelinoise n’a plus le même poids que dans le passé. De ce fait, « le pacte de confiance » de 2020 n’est plus d’actualité entre les marcheurs et le maire Laurent Brosse.

Gaël Callonnec, membre de la minorité à gauche, a qualifié le geste du maire de « dérive autocratique qui ne rime pas avec la démocratie locale et ses traditions ». En définitive, la droite se déchire localement mais cela ne veut pas dire que la gauche est prête à assumer son rôle.

Post-scriptum

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