Législatives dans la 7e circo : le bal commence à Conflans Sainte-Honorine(Webtélé2r)

Le 16 juin, à Conflans-Sainte-Honorine, le candidat du nouveau Front populaire, Aurélien Rousseau, a ouvert le bal des législatives en allant à l’encontre des citoyens. Son binôme Chiara Pannunzio l’a accompagné.

Conflans-Sainte-Honorine, le ciel couvert, le comité d’accueil du candidat Front Pop, Aurélien Rousseau et de sa suppléante, Chiarra Pannunzio a préparé, le dimanche 16 juin, le terrain pour une visite du marché des bords de Seine. Vers onze heures, pas de monde, mais l’essentiel, pour les candidats du Front Pop, est de se montrer et montrer que leurs convictions sont à défendre pour ce scrutin fatidique du 28 juin (1e tour) et du 7 juillet (2e tour) dans cette circonscription des Yvelines. Aurélien Rousseau a un parcours atypique (quoique ?) : ancien socialiste, attiré par la Macronie, jusqu’à la rupture lors de l’introduction du projet de loi sur l’immigration (2023). Raphaël Glucksmann, chef du parti Place publique, a proposé la candidature de cet ancien ministre de la santé pour la circonscription qui est jugée gagnable pour la gauche et également par le parti lepéniste (RN). Questionné par un conflanais, sur son positionnement politique, il n’a pas caché son parcours ni a cherché à se justifier : « l’heure est grave pour l’avenir du pays ; j’ai été ministre avec Emmanuel Macron et j’ai fait le maximum pour que les Français soient protégés lors de la pandémie (NDLR : il était directeur de l’Agence régionale de la Santé (ARS) en Île-de-France); mais j’ai démissionné en raison des divergences du fond sur la loi immigration… » La réponse a, semble-t-il, satisfait le citoyen en question de Conflans-Sainte-Honorine. Territoire symboliquement attaché au Rocardisme, le public semble attiré par ce discours classique d’une gauche regonflée à bloc. La rédaction du J2r a posé la question un peu provocatrice : « Êtes-vous là pour faire le marché politique ? » Pas du tout ! Aurélien Rousseau a répondu : « Ce n’est pas un jeu ; je suis ici pour faire front au RN. » Il a ajouté : « Je pense être utile à Conflans, à Chanteloup, à Triel et à Montcient… On a avec nous tous les militants des partis de gauche, malgré les quelques désaccords. » L’essentiel, il a répété, « est de barrer la route au RN. » Cependant, la politique de santé publique menée pendant son administration à la tête de l’ARS revient devant la scène publique. La rédaction J2R a posé, encore, une question qui fâche : « quant à la politique sectorielle menée ici dans la vallée de la Seine où l’ARS a restructuré le milieu hospitalier, quel bilan tirez-vous de cette «politique et de ses effets induits ? » Selon M. Rousseau, il a rempli sa mission : « Je me suis battu pour garder la solidité du secteur hospitalier à Poissy et à Mantes-la-Jolie…, mais la rationalisation [du secteur hospitalier] a montré ses limites. Il faut désormais garder les services publics même, si par définition, ils ne sont pas rentables. De toute façon, c’est ce que demande les Français par un vote désespéré… pour le RN.»

Finalement, la première visite d’Aurélien Rousseau s’est bien déroulée avec des rencontres à Conflans-Sainte-Honorine. Il reste deux semaines pour répondre aux critiques de ses adversaires comme le parachutage inattendu d’un parisien et puis, sur le fond, de dix mesures1 du Front populaire qui semblent faire peur à une certaine catégorie d’électeurs.

  1. (https://youtu.be/F0_u3vpU3_Y?si=5Qdd9tMoC1X9p7Y8) ↩︎