Quatre cantons(1) à enjeux variés
Un naufrage est annoncé pour les socialistes dans les Yvelines… «Un grand chelem» sur les 21 cantons avait avancé Pierre Bédier (UMP), président sortant du Conseil général des Yvelines. La parité, le nouveau redécoupage, la notabilité, la montée (irrésistible ?) du Front national et l’indifférence des électeurs… en passant par la désunion de la gauche. Voila les facteurs qui tendent à cerner mieux les enjeux de l’élection départementale des 22 et 29 mars 2015.
D’abord, la parité hommes-femmes doublera le nombre des conseillers départementaux (prochain nom des conseillers généraux), malgré la réduction du nombre des cantons yvelinois (de 39 à 21). Ensuite, un redécoupage a dessiné des territoires afin de donner des cantons sans queue ni tête. Par exemple, les 13 communes du nouveau canton de Verneuil n’ont aucun lien fort entre elles sauf d’être dans les Yvelines et administrées par une majorité des maires UMP. Chapet, entre Ecquevilly et Les Mureaux, est rattaché au canton qui prend le nom de cette dernière ville. Carrières-sous-Poissy reste dans le canton de Poissy avec Achères. Conflans intègre le canton d’Andrésy (avec Chanteloup, Andrésy et Maurecourt) pour devenir le chef lieu du canton.
A l’exception du canton des Mureaux(5 listes) et Poissy (5 listes), le facteur de la notabilité ne jouera pas forcément. les Arenou, Brosse, Desnoyers, Paris sont des seconds couteaux dans le paysage politique du nord des Yvelines. Dans le canton de Verneuil (7 listes) la quasi-totalité des prétendants sont novices et même Jean-François Raynal (UMP) souffre d’un manque de notoriété sauf pour les affidés de l’UMP. D’ailleurs, un signe ne trompe pas : a l’exception de Conflans-Sainte-Honorine, tous les cantons affichent plus de cinq candidatures dépassant allègrement la moyenne nationale (4,4). En somme, les jeux ne sont pas faits dans les cantons ayant des multiples candidatures.
La désagrégation de la gauche renforce l’idée que les candidatures de gauche sont perdantes ici dans les quatre cantons. Quant au Front national… faut-il le banaliser ou au contraire le diaboliser ? Joker… Cela dit, le poids électoral du FN est relatif si l’on prend compte d’un abstentionnisme croissant. D’où la vraie question des 22 et 29 mars : quel va être le taux des électeurs qui sont indifférents aux élections départementales ?
La suite de l’analyse
dans le prochain numéro du J2R numéro 121 en date du mars-avril.


