Presque dix mille sinistrĂ©s de l’Internet !

Dans la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine (CA2RS) dans laquelle j’habite, une dizaine de milliers d’abonnés sont situés dans des quartiers « sinistrés de l’accès à Internet » selon la terminologie officielle (débit théorique inférieur à 2 mégabits par seconde). Il s’agit de la quasi-totalité des quartiers de Carrières-sous-Poissy, de Chapet, du secteur de l’Hautil à Triel-sur-Seine, et des quartiers ouest de Verneuil-sur-Seine.


J’ai personnellement lancé il y a maintenant quatre mois une pétition pour appeler l’attention des décideurs politiques, opérateurs et médias sur la situation particulière des quartiers ouest de Verneuil-sur-Seine dans lesquels je réside et travaille. Cette pétition a recueilli à ce jour un peu moins de cinq cent signatures. Les différents élus en responsabilité y ont répondu avec, il faut le signaler, un engagement particulier de Messieurs Pierre Bédier, président du conseil départemental, et Karl Olive, vice-président en charge du numérique. Les médias locaux, le Parisien Yvelines et le Courrier des Yvelines l’ont relayée et se tiennent informés, tout comme le magazine 60 millions de consommateurs qui a titré sur la révolte des escargots du net.

Au plan pratique, les différentes informations communiquées récemment tant sur le Projet de schéma directeur (PSD) proposé le 27 janvier 2015 par l’opérateur Orange qu’à l’occasion de la conférence de presse organisée le 2 juin 2015 par Monsieur Philippe Tautou, président de la CA2RS, autorité compétente en la matière, et maire de Verneuil-sur-Seine, n’ont pas apporté d’informations sur le déploiement de la fibre optique dans les quartiers sinistrés concernés de Chapet, Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Verneuil-sur-Seine.

C’est d’autant plus étonnant que l’objectif public annoncé est de mettre fin avant 2017 à la situation dans ces quartiers sinistrés.

En l’état actuel des choses, s’il n’y a pas d’action concertĂ©e et Ă©nergique des dĂ©cideurs politiques, l’opĂ©rateur Orange restera sur son quant-Ă  -soi , et poursuivra le dĂ©ploiement de la fibre optique chez l’abonnĂ© en ne tenant compte que de ses seuls intĂ©rĂªts commerciaux et Ă©conomiques. Dans le pire des scĂ©narios, on pourrait imaginer la fin du dĂ©ploiement de la fibre optique dans ces quartiers sinistrĂ©s en 2023.

C’est une situation inacceptable, qui dure dĂ©jĂ  depuis une bonne dizaine d’annĂ©es pour les plus anciens abonnĂ©s locaux Ă  l’ADSL dont je fais partie, en sachant que le problème pourrait pour l’essentiel Ăªtre rĂ©glĂ© pour 2017, la plupart des quartiers concernĂ©s Ă©tant dĂ©jĂ  Ă©quipĂ©s en gaines posĂ©es par France Telecom, voire Orange.

Vous trouverez ci-après le dernier message que j’ai adressé aux signataires de la pétition.