RESF 78 : 80 % de réussite au BAC

Sur les 15 jeunes du RESF(1) 78 qui passaient leur bac cette annĂ©e, 12 l’ont rĂ©ussi, certains avec mention (AB et B) soit 80 % ; un pourcentage qui rejoint celui de l’ensemble des lycĂ©ens. Preuve supplĂ©mentaire qu’ils font partie Ă  part entière de notre jeunesse.


Ils sont bacheliers : BRAVO Ă  eux !

Ils s’appellent Adel, Arame, Arsen, ChĂ©rif, Emy, Jonhson, Magomed, Michelle, Mouhamadou, NaĂ¯la, Sahra, Siata

Ils viennent de pays diffĂ©rents et pour certains, ils ne parlaient pas français en arrivant. Tous habitent, ou ont habitĂ©, avec au moins un membre de leur famille : père, mère, frère, sÅ“ur, oncle, tante, cousin,… 3 seulement sont rĂ©gularisĂ©s.

Venus avec leurs parents ou sans, venus pour fuir une vie difficile, poursuivre ses Ă©tudes (difficile pour les filles après 16 ans dans beaucoup de pays), chercher une vie meilleure,……. ils ont chacun leurs raisons, leur histoire.

Pour ceux qui n’ont pas encore leur titre de sĂ©jour en poche, de nouvelles difficultĂ©s se prĂ©sentent, expliquent les responsables du RESF 78 : «ils auraient des difficultĂ©s pour s’inscrire dans les Ă©tablissements malgrĂ© les validations par internet; ils ne pourront pas signer de signer leur contrat pour poursuivre leur formation en apprentissage.»

Sans rĂ©gularisation, ils ne peuvent pas profiter de leurs vacances pour travailler et pouvoir mettre un peu d’argent de cĂ´tĂ©, ou pour passer leur permis de conduire (souvent indispensable pour signer un contrat de travail).

Optimiste, le RESF 78 espère que la PrĂ©fecture va valoriser leur rĂ©ussite au BAC et que leur situation administrative va vite trouver une solution positive. Le RESF 78 va jusqu’Ă  demander «la rĂ©gularisation immĂ©diate de tous ces jeunes».

Quoi qu’il advienne, il est encourageant de voir que ces jeunes ont rĂ©ussi une Ă©preuve national dans un contexte tellement difficile pour l’intĂ©gration de ces jeunes qui pourraient apporter de la richesse et culturelle et Ă©conomique dans une Europe qui flanche au dĂ©but du XXIe siècle. Bravo Ă  eux !