Manifestations devant les deux lycées des Mureaux

Mardi 29 septembre 2026, il y a eu 338 établissements, au moins, bloqués par des manifestations lycéennes. Les élèves manifestent en France depuis quelques jours dans différents lycées avec des revendications qui peuvent être résumées en deux points : le manque de personnels( professeurs et personnels d’établissement) et le manque de moyens. A quelques mois des élections présidentielles, beaucoup de gens y voient des manipulations des extrêmes et des tentatives de récupération politique déguisées, mais au-delà de ça, le manque de moyens dans l’éducation Nationale est une réalité. Les lycées sont des établissements scolaires gérés par les régions. C’est un point qu’il ne faut pas oublier.
Aux Mureaux ce même jour, des blocages ont été organisés devant les deux lycées de la commune.


Depuis plusieurs jours, voire semaines, des blocages de lycées s’organisent en France. Ce mouvement de lycéens demandent des moyens et c’est hélas pas nouveau. La violence y est présente, malheureusement, et comme toujours, certains se servent de ces mouvements de revendications pour mettre le « chaos ». La violence est là. Il y a des échanges entre lycéens et forces de l’ordre. Mais, comme le bon sens le dicte, la violence n’est pas une chose légitime. La violence est l’action facile qui ne résoud rien et tout le monde le sait.

Aux Mureaux, le Lycée François-Villon, qui fut un établissement de très grande renommé dans Les Yvelines, connaît une baisse de moyens depuis de nombreuses années et des manifestations ont lieu quasiment chaque année depuis 2 ans. Ce mardi matin, les élèves ont mis en place un blocage devant les portes de l’établissement. Les forces de l’ordre n’étaient pas loin mais cette manifestation est restée calme. Les élèves pouvaient entrer dans l’établissement et la grille est restée grande ouverte.
Les revendications sont à l’image de celles de tous les lycéens en France actuellement :
– manque de personnel : infirmerie, professeurs,Assistant d’éducation, AED, CPE..
-emplois du temps avec des trous importants
– problème de transports créant des retards et des absences
– problème de matériel : pas assez de stores, manque de chaises dans les classes
– trop d’élèves par classe, et le nombre de classes d’où des «emploi du temps» à trous…
Ce mouvement s’est passé dans le calme et le lendemain, le mercredi 30 septembre, il ne sait pas reconduit.

Au Lycée professionel Jacques de Vaucanson, également aux Mureaux, cela ne fut pas la même ambiance selon certains témoins. Des élèves ont voulu bloquer le lycée en mettant des poubelles et d’autres matériels récupérés à droite et à gauche devant les portes de l’établissement. Les forces de l’ordre étaient présentes, également, pour éviter des débordements. Une poubelle, à laquelle des individus, non encore identifiés, avaient mis le feu, a été poussée sur la grille du lycée mais elle a été récupérée sans qu’il y ait eu de blessés. Comme à Villon, les élèves qui souhaitaient rentrer dans le lycée pour assister au cours, sont rentrés et ont assisté aux cours. Pour éviter des potentiels problèmes, les élèves, qui sont sortis à 11h30 ou à 12h30, sont sortis par une autre porte. Ce mercredi matin, il y avait beaucoup d’élèves devant les grilles dont certains avec des drapeaux et des tirs de mortiers. Des actions jettent la confusion par rapport aux revendications premières de ce mouvement. Cependant une délégation d’élèves et de parents d’élèves ont été reçues par la direction de l’établissement pour recueillir les revendications et chercher des solutions.
Il faut noter que dans les deux établissements les cours n’ont pas été arrêtés.
Des mouvements lycéens se multiplient depuis que les conditions d’enseignement se sont clairement dégradées. Des revendications qui apparaissent légitimes dans le contexte actuel. Des lycéens qui veulent des moyens pour travailler et apprendre, c’est légitime, mais méfiance vis-à-vis des risques de récupération et des appels à la violence, cela peut que nuire à la crédibilité de l’action.