{"id":19296,"date":"2026-01-05T21:22:04","date_gmt":"2026-01-05T20:22:04","guid":{"rendered":"https:\/\/les-nouvelles-des-mureaux.com\/wp\/2026\/01\/05\/century-21-constate-le-retour-a-un-marche-sainwebtele2r\/"},"modified":"2026-01-05T21:22:04","modified_gmt":"2026-01-05T20:22:04","slug":"century-21-constate-le-retour-a-un-marche-sainwebtele2r","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/les-nouvelles-des-mureaux.com\/wp\/2026\/01\/05\/century-21-constate-le-retour-a-un-marche-sainwebtele2r\/","title":{"rendered":"Century 21 constate le retour \u00e0 un march\u00e9 sain(Webt\u00e9l\u00e92r)"},"content":{"rendered":"<p class=\"post_excerpt\">Lors de la conf\u00e9rence annuelle de Century 21, \u00e0 Paris le 5 janvier 2026, le pr\u00e9sident Charles Marinakis, a caract\u00e9rise l\u2019ann\u00e9e 2025 comme celui de retour \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre. Selon son analyse, sans retrouver les niveaux d\u2019avant-crises (2019), le march\u00e9 immobilier de l\u2019ancien s\u2019est \u00ab\u00a0autor\u00e9gul\u00e9\u00a0\u00bb : les volumes remontent nettement, les prix \u00e9voluent de fa\u00e7on mesur\u00e9e et le march\u00e9 retrouve de la fluidit\u00e9. Dans l\u2019interview accord\u00e9 au J2R, le pr\u00e9sident Marinakis s\u2019appuie sur trois mot-cl\u00e9s pour faire sa d\u00e9monstration : confiance, autor\u00e9gulation et d\u00e9dramatisation.<\/p>\n<p><!--more--><br \/>\nApr\u00e8s la s\u00e9rie de chocs de 2020, le march\u00e9 immobilier de l\u2019ancien retrouve en 2025 une forme d\u2019\u00e9quilibre. Premier signal tr\u00e8s concret : le nombre de transactions remonte nettement, passant d\u2019environ 845 000 en 2024 \u00e0 pr\u00e8s de 945 000 en 2025. Dans le r\u00e9seau CENTURY 21, les volumes de vente ont augment\u00e9 de 11,6% en 2025. Ce red\u00e9marrage confirme un march\u00e9 qui se remet en mouvement, sans emballement des prix : les maisons individuelles enregistrent un prix moyen au m2 de 2510 \u20ac\/m2 (+1,4 % sur 12 mois) et les appartements affichent un prix moyen au m2 de 4 192 \u20ac\/m2 (+1,4 %). C\u2019est un march\u00e9 sain dans un contexte de mod\u00e9ration de prix.<\/p>\n<p>Si l\u2019on se replace maintenant par rapport \u00e0 2019, derni\u00e8re ann\u00e9e \u00ab <em>normale<\/em> \u00bb (1 087 000 transactions), le march\u00e9 reste en retrait d\u2019environ -13,5 %. Au regard de la hausse des taux et des prix depuis 2019, cet \u00e9cart aurait pu \u00eatre bien plus important. Il faut reconna\u00eetre que le march\u00e9 de la transaction a \u00e9t\u00e9 soutenu par le PTZ qui a jou\u00e9 un vrai r\u00f4le de solvabilisation des m\u00e9nages. En 2025, c\u2019est plus de 11 milliards d\u2019euros de pr\u00eats \u00e0 taux z\u00e9ro qui accompagnent l\u2019achat d\u2019un logement par rapport \u00e0 2019. Les Fran\u00e7ais ont \u00e9galement mobilis\u00e9 leur \u00e9pargne pour r\u00e9aliser leur projet immobilier. Selon Charles Marinakis, le march\u00e9 a trouv\u00e9 un \u00ab\u00a0<em>nouvel \u00e9quilibre\u00a0<\/em>\u00a0\u00bb caract\u00e9ris\u00e9 par une mod\u00e9ration de prix\u2026 ce qu\u2019il faudra pour au moins deux ou trois ans.<\/p>\n<p>Les conditions de march\u00e9 ne sont plus celles de 2019 : d\u00e9lais de vente plus longs (91 jours), prix qui varient davantage selon les territoires. Dans ce contexte, la reprise 2025 se lit d\u2019abord dans le nombre de ventes, puis se nuance par type de bien, par territoire et par profil d\u2019acqu\u00e9reur.<\/p>\n<p><strong>Paris : un march\u00e9 qui red\u00e9marre mais loin des exc\u00e8s pass\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 Paris, o\u00f9 le march\u00e9 est exclusivement compos\u00e9 d\u2019appartements, l\u2019activit\u00e9 progresse de +3,9 % sur un an. Le prix moyen s\u2019\u00e9tablit \u00e0 9 557 \u20ac\/m\u00b2 (+2,6 %), et le d\u00e9lai moyen de vente atteint 95 jours (+1 jour). Paris se remet en mouvement, mais dans un environnement o\u00f9 la qualit\u00e9 du bien, le budget et la performance \u00e9nerg\u00e9tique p\u00e8sent davantage dans la d\u00e9cision d\u2019achat.<\/p>\n<p>La comparaison avec 2019 montre toutefois que le retour \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre ne signifie pas retour \u00e0 la situation d\u2019avant-crises. En 2019, le prix moyen parisien \u00e9tait de 10 062 \u20ac\/m\u00b2 soit 5 % plus \u00e9lev\u00e9s qu\u2019aujourd\u2019hui. Surtout, les d\u00e9lais se sont fortement allong\u00e9s : 61 jours en 2019 contre 95 jours aujourd\u2019hui, soit +34 jours. Paris red\u00e9marre donc, mais de fa\u00e7on rationnelle et saine.<\/p>\n<p>La structure des acquisitions confirme une autre \u00e9volution majeure. La r\u00e9sidence principale repr\u00e9sente 68,3 % des achats (+9,6 %), tandis que la r\u00e9sidence secondaire tombe \u00e0 7,6 % (-31,5 %) et que l\u2019investissement locatif recule \u00e0 23,9 % (-9,8 %). Le parall\u00e8le 2019 est particuli\u00e8rement parlant : 31 % des ventes relevaient de l\u2019investissement locatif en 2019, contre 23,9 % aujourd\u2019hui, soit une baisse de -22,9 %. C\u2019est un signal fort pour un march\u00e9 locatif d\u00e9j\u00e0 en tr\u00e8s forte p\u00e9nurie, car une partie des achats \u00ab <em>investisseurs<\/em> \u00bb s\u2019est retir\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>\u00cele-de-France : reprise en volume, mais des \u00e9carts se creusent entre maisons et appartements<\/strong><\/p>\n<p>En \u00cele-de-France, la reprise est franche sur les volumes : +12,9 % sur le march\u00e9 des maisons et +11,4 % sur celui des appartements. Mais les \u00e9carts se creusent entre maisons et appartements, tant sur les prix que sur les d\u00e9lais de vente. Il est \u00e0 noter que les Yvelines affichent une forte augmentation en volume dans les appartements (+ 16.3 % en 12 mois) et une consolidation du volume de marche dans les maisons individuelles (+ 6,2 %). Quant aux prix moyens dans les Yvelines, on constate un prix moyen au m2 de 4 020 \u20ac pour les maisons (+1,9 %) et de 4 521 \u20ac pour les appartements (+5,5 %).<\/p>\n<p>En volume, les \u00e9carts sont importants entre d\u00e9partements. Les Hauts-de-Seine et la Seine-et-Marne sont les plus dynamiques avec respectivement +29,7 % et +16,7 % de hausse de transactions. \u00c0 l\u2019inverse, la reprise reste plus mesur\u00e9e en Seine-Saint-Denis, o\u00f9 les volumes ne progressent que de +4,3 %.<br \/>\nSur les prix, les \u00e9volutions divergent fortement d\u2019un d\u00e9partement \u00e0 l\u2019autre. Dans l\u2019Essonne, les prix reculent \u00e0 la fois sur les maisons (3 143 \u20ac\/m\u00b2, -1,8 %) et sur les appartements (3 016 \u20ac\/m\u00b2, -3,1 %), signe d\u2019un march\u00e9 qui corrige.<\/p>\n<p>Pour \u00cele-de-France, le prix moyen au m\u00e8tre carr\u00e9 des maisons s\u2019\u00e9tablit \u00e0 3 478 \u20ac (-0,2 %), tandis que celui des appartements atteint 4 582 \u20ac (+3,8 %). Les d\u00e9lais de vente confirment l\u2019\u00e9cart : 102 jours pour les maisons (+7 jours) contre 94 jours pour les appartements (-6 jours). En clair, l\u2019appartement francilien gagne en dynamisme et se vend plus vite, tandis que la maison se vend plus lentement et devient un march\u00e9 plus exigeant (niveau de prix, travaux, localisation, performance \u00e9nerg\u00e9tique).<\/p>\n<p><strong>R\u00e9gions : une reprise partout, avec quelques locomotives<\/strong><\/p>\n<p>Au niveau r\u00e9gional, 2025 se distingue par un signal simple : toutes les r\u00e9gions sont en progression. Les hausses les plus fortes se situent dans les Hauts-de-France (+15,2 %), les Pays de la Loire (+12,8 %), l\u2019\u00cele-de-France (+12 %) et la Nouvelle-Aquitaine (+11,1 %). Un second bloc dynamique suit, avec le Centre-Val de Loire (+9,5 %), Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes (+9 %), Bourgogne\u2013Franche-Comt\u00e9 (+8,3 %), PACA (+7,9 %), la Normandie (+6,2 %), la Bretagne (+6 %) et l\u2019Occitanie (+5,5 %). Le Grand Est (+3,6 %) progresse \u00e9galement, \u00e0 un rythme plus mod\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Conclusion et perspectives 2026 : un r\u00e9\u00e9quilibrage confirm\u00e9, avec un enjeu locatif devenu central<\/strong><\/p>\n<p>2025 confirme un retour \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre : une activit\u00e9 qui repart sans euphorie, un march\u00e9 davantage port\u00e9 par la r\u00e9sidence principale et une performance \u00e9nerg\u00e9tique qui p\u00e8se d\u00e9sormais directement sur la valeur des biens. La reprise est l\u00e0, plus rationnelle que spectaculaire, mais suffisamment nette pour redonner de la visibilit\u00e9 aux m\u00e9nages comme aux territoires. Lors de l\u2019interview accord\u00e9 au J2R, M. Marinakis a provoqu\u00e9 en soulignant qu\u2019il ne faudra pas trop se plaindre. Mais le marasme du secteur du logement neuf posera de probl\u00e8mes pour l\u2019avenir car ce flux de constructions alimente un stock de l\u2019ancien qui, pour le moment, marche bien.<\/p>\n<p>Deux conditions seront d\u00e9terminantes dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. D\u2019abord, la stabilit\u00e9 de l\u2019inflation : une inflation qui repartirait \u00e0 la hausse entra\u00eenerait m\u00e9caniquement une remont\u00e9e des taux de cr\u00e9dit immobilier, et c\u2019est le premier facteur susceptible d\u2019enrayer la dynamique observ\u00e9e en 2025. Ensuite, la ma\u00eetrise de la hausse des prix : la reprise de 2025 a aussi tenu au fait que les prix sont rest\u00e9s contenus. Si cette discipline se maintient, et \u00e0 conditions \u00e9conomiques comparables, le march\u00e9 a vocation \u00e0 continuer sur ce niveau d\u2019activit\u00e9 en 2026.<\/p>\n<p>Ce bilan met toutefois en lumi\u00e8re un point d\u2019alerte majeur. La baisse de l\u2019investissement locatif, qui s\u2019ajoute \u00e0 l\u2019effondrement de la production de logements neufs, renforce la tension sur l\u2019offre de logements \u00e0 louer. Or, sans propri\u00e9taires bailleurs, il n\u2019y a pas de parc locatif priv\u00e9. Dans un contexte de p\u00e9nurie de logements \u00e0 louer d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s forte dans les grandes villes \u2013 et de plus en plus au-del\u00e0 \u2013 le recul des achats \u00ab <em>investisseurs<\/em> \u00bb accentue le d\u00e9s\u00e9quilibre entre une demande toujours plus \u00e9lev\u00e9e et une offre qui se rar\u00e9fie chaque jour davantage. Sans mesures favorables des pouvoirs publics au retour des investisseurs, la sortie de la crise locative s\u2019\u00e9loigne p\u00e9nalisant durement les m\u00e9nages et leur mobilit\u00e9 professionnelle.<\/p>\n<p>Pour 2026, le sc\u00e9nario le plus probable est celui d\u2019une poursuite au m\u00eame rythme, avec un niveau de transactions \u00e9lev\u00e9 et stable. C\u2019est une bonne nouvelle : un march\u00e9 qui tourne de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re est plus sain pour l\u2019ensemble des acteurs, et plus lisible pour les m\u00e9nages. L\u2019ann\u00e9e 2025 l\u2019a montr\u00e9 : l\u2019activit\u00e9 a pu repartir malgr\u00e9 un contexte g\u00e9o-politique instable, ce qui confirme que le moteur principal du march\u00e9 reste ailleurs.<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6Uc82nHAkkk?si=ay0UBJg_Ary8crb5\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la conf\u00e9rence annuelle de Century 21, \u00e0 Paris le 5 janvier 2026, le pr\u00e9sident Charles Marinakis, a caract\u00e9rise l\u2019ann\u00e9e 2025 comme celui de retour \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre. 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