Vous êtes ici : Accueil > Nature > Environnement > CALCIA renonce définitivement dans le Vexin après 22 ans procédures
Par : Pollux
Publié : 14 avril

Carrières à Brueil en Vexin

CALCIA renonce définitivement dans le Vexin après 22 ans procédures

Ce jeudi 14 avril 2022, le cimentier CALCIA annonce renoncer définitivement à son projet d’extension des carrières sur sur le parc régional du Vexin et lève ainsi l’ambiguïté, relancée, depuis peu, par le rejet par le tribunal administratif de Versailles des recours des opposants. Ces derniers comptent parmi eux le parc régional du Vexin, la commune de Brueil-en-Vexin, la commune de Sailly, la commune de Fontenay-Saint-Père et plusieurs associations.

Comme l’annonce l’Association Vexinoise de Lutte Contre les Carrières Cimentières ou AVL3C sur ses réseaux, après 22 ans de procédures, le cimentier CALCIA renonce aux carrières dans le parc régional du Vexin.
« Nous avons décidé de ne pas mener à bien ce projet », a confirmé, ce jeudi 14 avril dans la matinée, une source proche de la direction de CALCIA selon un article du Parisien et l’association AVL3C. La décision aurait été transmise à la préfecture des Yvelines.
Depuis 2000, des procédures étaient menées par les opposants, qui comptent dans leurs rangs des habitants du Vexin, des associations ou encore des élus.

Rappel des épisodes précédents...

Le cimentier CALCIA a eu, depuis le 20 juin 2019, l’autorisation de l’extension des carrières de l’entreprise sur le Vexin par le Préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot. Mais la situation a évolué en janvier 2020 avec un revirement de situation suite à une déclaration du cimentier datant de décembre 2019. Ce dernier a déclaré vouloir délocaliser 250 salariés sur les 370 que compte le siège de Guerville à Nanterre.
Pour Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines et les personnalités politiques locales, qui l’entouraient lors d’une conférence de presse, le samedi 11 janvier dans la salle de l’Agora à Mantes-la-Jolie (voire l’article du 13 janvier 2020), CALCIA a trahi les élus qui soutenaient son projet d’extension des carrières. Selon Pierre Bédier, le cimentier s’était engagé à rénover le site polluant de Gargenville et à maintenir des emplois à Guerville en échange des autorisations d’exploitation. Du coup, le jeudi 16 janvier 2020, le conseil de la Communauté Urbaine du Grand Paris Seine&Oise (GPS&O) a approuvé son Plan Local d’Urbanisme Intercommunal ou PLUi, mais il a également approuvé une motion excluant l’extension des carrières du cimentier CALCIA sur la Parc du Vexin (Voir article du 18 janvier 2020).
Les recours administratifs déposés en 2019 et 2020 bloquaient l’exploitation du site par le cimentier. Dans le communiqué du 18 novembre 2020, le Groupe Calcia-Heidelberg expliquait, justement, qu’il aurait renoncé en raison des « nombreux recours » déposés par les élus locaux et les associations de défense de l’environnement.
Le 1er avril 2022, le tribunal administratif de Versailles a rejeté, en délivrant son jugement, les recours qui avaient été déposés contre le projet d’extension des carrières de la Cimenterie CALCIA. Ces recours avaient été émis par le parc régional du Vexin, la commune de Brueil-en-Vexin, la commune de Sailly, la commune de Fontenay-Saint-Père et plusieurs associations.
Avec le rejet des recours, CALCIA aurait pu pour revenir sur sa décision et relancer le projet extension des carrières de la cimenterie sur le parc régional du Vexin. Un danger pour les opposants, que ces derniers craignaient vis-à-vis du comportement « ambigüe », selon eux, du cimentier depuis quelques temps à propos du projet.

Les opposants attendent maintenant que le cimentier se désiste des différents recours judiciaires non purgés et que l’État abroge le « décret de Zone Spéciale ».
Si tout est bien confirmé, alors la réponse à la question, émise dans un article précédent sur le sujet, et qui était « Y aura t-il une « nouvelle saison » de contestations autour du projet d’extension des carrières de la Cimenterie CALCIA ? », sera « NON » !