Vous êtes ici : Accueil > Actualités Locales > Éducation > Désectorisation à Epône : « Je veux être éduqué là où je vis ! »(Webtélé (...)
Publié : 9 janvier

Sectorisation scolaire

Désectorisation à Epône : « Je veux être éduqué là où je vis ! »(Webtélé 2r)

Samedi 9 janvier 2021, une soixantaine de parents et leurs enfants vivant dans le quartier d’Elisabethville d’Epône ont manifesté dans le calme devant la Mairie suite à la découverte du fait que leurs enfants vont être sectorisés au Collège d’Aubergenville à la prochaine rentrée. Une pétition lancée par le Collectif « Stop à la sectorisation qui exclut nos enfants du collège d’Epône » a été lancée mi-décembre.

Une bonne soixantaine de personnes, regroupant des parents d’élèves, la FCPE d’Epône, des élus locaux et des enfants, se sont rejoins ce samedi matin devant la Mairie d’Epône. Ils ont manifesté de façon très pacifique pour interpeller le Maire, Monsieur Guy Muller, mais aussi le président du département des Yvelines, Monsieur Pierre Bédier, par rapport au projet de désectorisation des collégiens du quartier d’Elisabethville.

Rentrée 2021 à Aubergenville

Effectivement, les parents ont découvert, selon ce qu’ils ont précisé lors de cette manifestation, que les collégiens de leur quartier vont faire leur rentrée scolaire de septembre 2021 au Collège Arthur-Rimbaud à Aubergenville au lieu du Collège Benjamin-Franklin d’Epône. Ce dernier accueille également les collégiens de la ville de Mézières-sur-Seine. Cela concerne une trentaine d’enfants mais aussi ceux qui sont actuellement dans le collège d’Epône et qui feraient leur rentrée 2021 à Aubergenville. Cela serait la question des « regroupements des fratries » qui se poserait.
En décembre 2020, une pétition du collectif «  Stop à la sectorisation qui exclut nos enfants du collège D’Epône », soutenue par la FCPE, a été lancée (Lien vers la pétition) pour sensibiliser, informer, regrouper les parents et exposer leurs désarrois face à cette situation. Car selon les informations données, les parents n’ont plu « leur mot à dire ». Cette pétition a déjà obtenue plus de 700 signatures.
Lors de cette manifestation de ce samedi matin, entre 10h à et 11h, les parents et les enfants, soutenus par des élus comme Navid Hussain Zaidi, conseiller municipal d’opposition à Epône ou encore Thomas Halberstadt, conseiller municipal délégué à Mézières-sur-Seine, ont exposé leurs revendications contre ce projet à travers les discours d’Arnaud Serpin, membre du collectif, de plusieurs autres parents mais aussi des enfants. L’un d’eux a d’ailleurs déclaré : «  Je veux être éduqué là où je vis !  ». Effectivement, le quartier d’Elisabethville, bien que ex-centré par rapport au reste de la ville, fait parti d’Epône et les enfants de toute la ville bénéficient des mêmes avantages proposée par cette dernière.

Pourquoi pas un nouveau collège ?

De plus, de nombreux logements, plus de 500 à Epône et plus de 130 à Mézières-sur-Seine, vont se construire et les parents voudraient voir se construire un nouveau collège qui pourrait bénéficier aux deux villes plutôt que de voir leurs enfants partir à Aubergenville. Un projet que l’ancien maire d’Epône, Monsieur Pierre Amouroux, avait envisagé sous son mandat. «  Nous sommes venus vivre ici pour une certaine qualité de vie » dit l’un des parents ! Et pour eux, ce genre d’action détériore cette qualité de vie. Même si le Collège Benjamin-Franklin semble atteindre ses limites en terme d’accueil, les parents semblent d’accord pour envoyer leurs enfants dans des préfabriqués, qui augmenteraient la capacité de leur collège, en attendant la construction d’un nouveau, plutôt que d’envoyer leurs enfants à Aubergenville. Alors pourquoi pas un nouveau collège ?

A la suite des discours, les enfants ont déposé une gerbe devant le monument funéraire, situé devant la Mairie, rendant hommage à Pierre Amouroux, décédé en 2009 et leurs parents, eux, ont déposé des bougies en signe d’espoir.

Post-scriptum

Le collectif a ouvert un compte Facebook également.